L’écriture oghamique

Dans la civilisation celtique, la valeur de l’écriture est déniée en tant que véhicule de transmission de la connaissance traditionnelle. En fait, celle-ci est seulement utilisée à des fins divinatoires ou magiques, c’est pourquoi il n’existe pas de textes celtiques anciens dévoilant la philosophie des bardes et des druides qui fascinèrent Jules César.
Pourtant, les Celtes étendirent une civilisation bien en avance sur son temps dans les domaines sociaux et culturels. Elle fut victime de l’expansionnisme romain, chrétien et saxon. Les deux volumes du Barddas, une compilation galloise d’enseignements anciens éditée par Llewelin Sion au XIème siècle, nous donne une idée de la profondeur de la philosophie des anciens Celtes. D’autres ouvrages plus anciens, mais influencés par la pensée chrétienne, dévoilent en filigrane la trame de la pensée spirituelle celtique telle la saga d’Arthur. Le cycle des légendes galloises est peut-être le plus mystique et le plus profond.
L’Ogham est le premier système original d’écriture utilisé en Irlande et dans le monde celtique.
Cet alphabet est constitué de lignes verticales ou obliques inscrites à partir d’une ligne de base. Seuls les Oghams gravés sur la pierre ont survécus au passage du temps sans trop de dégâts, cependant des vestiges en bois mais aussi en os portant des traces d’écriture oghamique ont été trouvé ici et là.
Selon la légende, Oghma le barde, fils du Seigneur de la Connaissance aidait les âmes à gagner le passage de la vie terrestre vers le paradis intermédiaire avant la prochaine renaissance.
Les Celtes, en effet, croyaient en la métempsycose, transformation infinie des âmes en une spirale évolutive.
Le Seigneur de la Connaissance était un être particulier, membre du peuple Tuatha de Dannan (qui se disent fils de la déesse Dana), il est une sorte d’Héraclès, bref un demi-dieu originaire de la terre mythique de Tir Na Nog.

Cette alphabet secret était, selon la légende, doté de pouvoirs magiques. Destiné à communiquer avec les arbres et de bénéficier de leur sagesse, on s’en servait aussi comme vecteur de communication et de pouvoir avec les êtres de l’Autre Monde et les déités. Cet alphabet trouva son heure de gloire en Irlande et en Écosse pendant une période cruciale de l’histoire : entre 300 avant J-C et 600 après J-C. Sur 375 inscriptions reconnues, 316 se trouvent en Irlande, 55 en Écosse et 40 dans le Pays de Galles. Il existe de nombreuses similitudes avec les signes retrouvés chez les Étrusques, peuplade celtique des Alpes italiennes.

Le trait vertical représente le corps d’un bâton ou la pierre levée d’un menhir. Ces lettres pouvaient écrire n’importe quel mot gaélique. C’est pourquoi, à la différence des runes, l’Ogham pouvait servir à écrire des textes complets, avec ses vingt lettres originelles.

Il évolua en une suite de 25 caractères du nom de Beth Luis Nion. 20 essences d’arbres sacrés lui furent tout d’abord associées, ainsi qu’un calendrier lunaire de treize mois. Deux arbres se retrouvent d’ailleurs dans les caractères runiques : le bouleau et l’if. Le choix de ces arbres sacrés montre à l’évidence le caractère celtique de ces essences qui peuplent surtout l’Europe occidentale. Seul la vigne semble, à priori étrangère aux îles britanniques et à la Bretagne. Cependant, d’anciens textes montrent que la culture viticole existait dans ces régions, de longue date, et peut être plus abondante qu’à l’époque actuelle.

Contributeur: gwengoat
Source: Fantastique-arts.com

Soumit le: 21 Août 2012Soumit le: 21 Août 2012 Page vues: 888Page vues 888 fois


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